Dimanche 20 avril 2008

Salut, personne.
Je crois que le dernier post digne de ce nom date d'il y a à peine moins d'un an. Il s'en est passé des putains de choses en un an. Des joies, des pleurs, des coups de gueules, des amis qui vous montrent leur affection, la vie qui vous apprend l'humilité, des regards pensifs vers l'horizon...
Si il y a bien un truc que j'ai appris ces derniers temps, c'est qu'il ne faut pas regarder vers le passé avec un point de vue haineux. Ca peut paraître anodin, dit comme ça, mais c'est super important. Je crois que plus ça va, plus je comprends le sens de ce qu'un mec disait : "perdre et gagner. Savoir perdre, gagner reperdre et gagner sans s'éloigner de soi-même". Une année de révisions, de guitare, de lurkage, de concerts, de sorties, pourquoi au final ? J'en sais pas vraiment plus, mais je sais que j'ai avancé.
J'ai un peu peur des coïncidences. Elles ont tendance à me faire croire que tout a été calculé, alors que dans la majorité des cas, ce n'est justement qu'un coup du hasard. Comment savoir si, lorsque quelqu'un raconte un secret à un de vos amis, qui vous le répète le lendemain, tout cela n'était pas fait pour arriver à vos oreilles ?
Il y a peu de temps, une chouette fille m'a dit que j'étais... Quelque peu pessimiste. Est-ce parce que j'ai une appréhension du monde calculatrice que je le vois partout ? Enfin partout... Je me comprends, bien sûr. Bon je pars en couille en parlant de moi, mais au fond, je sais que si des gens traînent sur les blogs, c'est quelque part par voyeurisme. Alors je m'en donne à coeur-joie.
Cette année, j'ai rencontré 2 personnes dans ma promo. Quand je dis rencontré, c'est "sympathisé", "fréquenté". Au début, tout allait bien. Je rigolais, j'étais leur personnage charismatique, celui qu'ils regardent en attendant la phrase choc, qui les fera rire pendant une semaine. Pas que ça me plaise spécialement, quoiqu'être un personnage important flatte toujours l'égo, mais bon. Je sentais une certaine ouverture d'esprit de leur part, je les sortais de leur monde.
Depuis quelques temps, j'ai l'impression qu'ils ne sont bons qu'à resasser sans cesse les mêmes choses. Est-ce parce que l'on a plus rien à partager ? Que quelque part j'ai coupé certains ponts sans le vouloir ? Je sais pas. Mais plus ça va, plus je me sens exclu. Par moi-même. Pourquoi par moi-même ? Je n'ai plus envie de leur montrer. J'en ai marre de montrer. J'ai envie qu'on me monrte. J'ai envie qu'on m'apprenne. Je vais faire de l'enseignement ma vie, je n'ai plus envie de perdre mon temps avec des gens à qui je devrai aussi apprendre en permanence.
En parlant de solitude, il n'y a pas longtemps, une de mes colocs nous a quitté. Non, elle n'est pas décédée, elle est simplement partie de l'appartement. Il y a un nouveau locataire, mais c'est comme un grand vide dans l'appartement et dans mon coeur. J'ai passé des super mois, et ce, malgré les quelques prises de bec et le sentiment de "trop" qu'engendre la colocation. J'adore mes deux autres colocataires, mais le fait d'avoir fréquenté cette fille m'apaisait. Depuis je tourne un peu en rond chez moi, j'essaye de tenir la baraque, mais... Je me sens un peu seul.
J'ai arrêté d'écrire, plus d'inspiration. Peut-être plus envie non plus d'exorciser ces vieux démons, que j'ai appris à enterrer. J'ai quelques projets musicaux (dont PDK, qui avance toujours), il me faudra donc écrire, mais putain. Je sens que ça va être dur. Rouvrir certaines plaies ou tomber dans cette espèce de léthargie créatrice, je sais pas vraiment quel choix faire, il va encore falloir tirer à pile ou face. A croire que je n'ai aucune volonté. Non en fait j'en suis juste sûr. Mais parfois tout m'est tellement égal que je me demande si ce qui m'entoure m'intéresse. Parfois je me prends à fixer certaines choses anodines qui me paraissent si belles, et lorsque j'essaye d'expliquer ce que je vois, soit je me décourage, soit on me prend pour... Un simplet ?
Peut-être. Ouais, peut-être.
Bon. See you soon.






