Jeudi 21 septembre 2006
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Je lisais
Léonard (de Turk & De Groot) tout à l'heure, et je suis tombé sur une planche où Raoul, le chat inutile, mais néanmoins attachant, s'armait d'une rhétorique puissante pour parler d'une question profonde : les choix.
Oui, les choix, ceux qu'on doit faire dans sa vie, les choix importants, qui déterminent qui nous sommes. Ceux auxquels nous aimerions accorder plus de temps et de reflexion, mais que, par la force des choses, nous sommes obligés de prendre en toute hâte, et qui viennent nous hanter dès la première seconde post-décisionnelle passée.
"N'aurais-je pas mieux fait de faire autrement? ... Et si ? ... mais pourquoi ai-je agi de la sorte? ..."
Est-ce que tout serait plus facile si nous savions exactement ce qui serait le mieux pour nous ? Question rhétorique, je l'admets. Mais alors dans ce cas, ces choix n'existeraient plus, et nous ne serions plus que des ombres suivant un chemin. Nous ne serions plus ce que nous sommes, c'est-à-dire des humains. Est-ce que ce que l'on apelle vulgairement "la destinée" serait les bons choix à faire? Ou plutôt les choix que nous faisons ?
Prendre son destin en main. En voilà une bien jolie expression. Certes, décider de faire du fitness ou de travailler sans relâche (ou comme la chute de la planche de
Léonard décider de manger du thon ou de la patée) est un choix que certains assimilent à "prendre son destin en main". Mais il m'est avis que la destinée est plutôt la somme de choix importants que l'on réalise tout au long de sa vie, qui détermine où, quand et comment s'achèvent nos vies.
Tout ça pour dire que : "c'est pas quand on a chié dans les draps qu'il faut serrer des fesses", il ne faut pas regretter ses choix, mais au contraire tout faire pour s'en accomoder, car, après tout, TOUT est écrit, n'est-ce pas ?