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Snatch de Guy Ritchie
La pierre et le sabre d'Eiji Yoshikawa

Samedi 17 février 2007 6 17 /02 /2007 13:25

        Je ne sais pas vous, mais je suis stressée en permanence, bien que je n'en ai pas toujours l'air. Car en apparence, je feins de me la couler douce. Et parfois c'est même vrai. Mais seulement parfois...


    Oui, il y a des moments agréables dans la vie, où l'on oublie toutes les contraintes l'espace de quelques jours, quelques heures, où encore quelques minutes. Ce sont des instants où l'on est bien. Ils semblent devenir plus rares lorsqu'on grandit et que l'on prend conscience du temps qui passe à toute allure et des obligations. Enfin, ce n'est qu'un avis personnel. Mieux que de profiter seulement de l'instant présent, on profite alors des personnes qui nous entourent, du ciel, et de ces petites choses intangibles dont on peut seulement ressentir la présence. L'atmosphère qui règne, celle que l'on perçoit. Tout apparaît dans une sorte de tableau - on en fait partie mais on peut étrangement le contempler de l'extérieur - un souvenir que l'on gardera en soi, qui au fil des années se transformera, s'altèrera, mais que l'on pourra retrouver en partie au moins.


    Le retrouver grâce à des éléments, dans lesquels on a condensé nos impressions, nos perceptions : aliments, vêtements, musiques, lieux... Magique. C'est ce que m'a permis mon bref séjour à Paris : pénétrer dans le quartier du Marais, et là, boum l'enfance revient, le stress s'en va. Je ne pourrais pas décrire ce qui s'est produit aussi bien que le fait Marcel Proust avec sa Madeleine dans A la recherche du temps perdu. Je peux seulement dire à quel point cela a été physique. A ma joie immense s'est mêlée la sensation de pouvoir vraiment respirer. Une autre respiration que celle qui nous permet de vivre d'ordinaire. L'impression de capturer tout l'air de la ville à chaque inspiration. Bon, on dirait un peu une illuminée qui écrit, mais c'était vraiment cela. Un fragment d'enfance heureuse m'imprégnant de nouveau toute entière, et m'apportant un sentiment de totale plénitude.


    Tout cela a éveillé plusieurs questions :

  • Dans une vie, y'a-t-il un jour où l'on quitte véritablement l'enfance?

  • Est-ce sain de trouver son bien-être principalement en se raccrochant à des souvenirs qui finalement n'ont de réalité que dans notre esprit puisqu'on les transforme nous même de manière inconsciente ?

  • Ne sommes nous fondés que par nos souvenirs?

  • Et plus personnellement, deviendrai-je psychanalyste un jour ? :)

    Je vous (et me ^^) laisse méditer là dessus.


S'ra.   Pix by T!bo

Par S'ra - Publié dans : hybride
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