Vendredi 2 mars 2007
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Bien qu'écrit a long time ago maintenant, je le poste quand même.
"La nuit a commencé depuis longtemps et mes yeux ne veulent pas se fermer. Pourquoi?
A cause de ça. Ca ? Ca c'est l'énergie qui se déploie dans tout un corps, ça c'est l'envie d'aller
courir à 3hOO du matin, c'est un livre qui te tiens en haleine jusqu'à l'aube, c'est le cerveau
qui ne veut pas se reposer, ce sont les paupières qui se donnent un défi, la peur de perdre
du temps, les projets qui se bousculent dans une petite tête, l'envie de tout faire, la révolution
des neurones, et peut-être aussi l'abus d'excitant. Non, pas du speed, juste de la caféine.
Alors qu'est-ce que je fais? J'écris. J'aligne quelques mots pour tromper l'ennui et l'attente.
Aprés m'avoir portée jusqu'aux halles Tony Garnier pour un salon de l'Etudiant ennuyant
et ne m'aidant pas du tout quant à mes quelques inquiétudes face à l'avenir, mes longues jambes
de pin-up ( c'est bon, on a le droit d'espérer dans la vie! ) mon emmenée à la FNAC où j'ai acheté
3 DVD.
En rentrant, j'ai regardé Will Hunting de Gus Van Sant avec ma mère-grand et sa fille.
3 générations réunies, ça a pas trop la classe quand on y pense ? Bon, O.K, je parle du film.
Je dois dire que je l'ai trouvé plutôt pas mal. Comme Matt Damon et Ban Affleck d'ailleurs, j'ai
été forcée de le remarquer. Plus sérieusement, ce sont les personnages, plus que la plastique
des acteurs, que j'ai apprécié ( va-t-on me croire? ).
Ceux de l'enseignant en Mathématiques et du psychologue, dont les anciennes querelles
non digérée se mêleront à l'histoire principale, qui seront amenés à se quereller la place symbolique du père du "héros-gamin". Retouren force du refoulé et figure paternelle : on sent déjà la psychologie pointer son nez. De façon un peu caricturale peut-être. Mais j'aurais du mal à attendre d'un film comme celui ci la délicieuse complexité des théories de Freud. Cependant, ce film n'a pas non plus l'ambition d'être une thèse.
Pour en revenir aux personnages, c'est surtout Will, protagoniste du film et petit génie
balayant les couloirs d'une université prestigieuse, qui m'a conquise. Bien sûr, les difficultés arrivent. Si il vit dans une pauvre maison du quartier populaire de Boston Sud où habitent ses amis avec lesquels il entretient des liens fraternels, il est aussi le produit non surprenant d'une enfance difficile durant laquelle il a été battu par son père : personnalité évitante, sentiment de culpabilité, conduite d'echec par peur de subir de véritables echecs (les provoquer volontairement est évidemment plus facile que d'en être la victime involontairement).
La rencontre de Will avec le psy, permise grâce à celle du professeur de Math auparavant, l'ammènera progressivement à oser exploiter ses possibilités, à dépasser son enfance maltraitée partie pour conditionner toute sa vie. Par ailleurs, il décidera d'affronter les obstacles de la vie et les siens propres, ainsi que de courir le risque de l'abandon possible pour tenter
l'amour et la réussite : enfin tenter la vie.
C'est là ce à quoi tend tout le film qui sur fond d'ascension sociale traite d'accomplissement personnel. Les deux semblent devoir forcément aller de paire. C'est sur ce point que je noterais le bémol de cette réalisation. L'alliage de ces deux réussite est trop posé comme une évidence à mon goût. Même si le fait que le psy n'ait pas choisit la voie royale des prix récompensant les découvertes comme son amis le mathématicien, mais ait choisit de ne devenir "que" professeur de psychologie dans une université, tend à équilibrer la chose.
En tout cas, ce film communique parfaitement le modèle de l'American Way of Life. Comme quoi, le cinéma constitue un moyen efficace de transmettre des valeurs culturelles. Surtout lorsqu'on innonde le monde de ses superproductions. Mais, note positive : dans le domaine du cinéma, quelques pays resistent encore et toujours à l'envahisseur : La Chine, l'Inde, et... la France, à sa manière."