Comme un coup placé sur le front, qui vous pousse en arrière alors que vous marchiez insouciemment. J'ai emprunté samedi un chemin que j'ai parcouru des centaines, voire des milliers de fois : ce chemin qui, (ne sent pas la noisette) au cours des époques signifiait le retour à la réalité, où je me regardais dans la glace pour être sûr de ne plus avoir les yeux rouges, à essayer de me réveiller au plus vite, à moitié en courant et en fumant une clope, en essayant d'être présentable pour la réunion de famille qui allait s'en suivre. A croire que les choses ne changent pas, je l'ai emprunté de la même façon, en regardant toujours les mêmes endroits, pour essayer d'y voir les mêmes choses. Ca me fait revenir des années en arrière à chaque fois, c'est dingue, à croire que j'ai passé ma vie entre chez Bourz et chez ma grand-mère. Ce chemin qui me faisait flipper le soir, mal aux yeux le matin, et qui annonçait une super-soirée l'après-midi. Ca non plus ça ne change pas.
Cette maison où je suis presque comme l'un des enfants de là-bas, où j'ai fait pas mal de conneries, où j'ai beaucoup joué, où j'ai pas mal bu, pas mal fumé, rencontré des gens. Un peu la maison du bonheur quoi. Ouais, un peu la maison du bonheur. J'ai du mal à imaginer ce que ça me ferait si je passais devant cet endroit sans qu'il y ait la Maison de Bourz. Mal au coeur sûrement. Mais en attendant, elle est là, et je crois qu'elle n'attend que moi.
Nan franchement on dirait un vieux qui parle, genre qui repasse sur le chemin des dames. C'est bon, Toast, t'as pas 80 ans non plus ... Mais n'empêche que ça faisait longtemps. Comme dans un train fantôme qui me ferait revenir en arrière, ce week-end était ... Frais.
Par ToasT
-
Publié dans : hybride
0
-
Recommander